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Notre méthode

La classe inversée, appliquée là où elle change quelque chose.

Nous avons constaté que plusieurs étudiants s’arrêtaient au cours des cursus. Un début à 20 et une fin de cursus à 3 ou 4.
Kenza, référente du BDEGazette al-Qalām, dossier pédagogique

Le problème

Le cours magistral laissait des gens dehors.

Les étudiants n’ont cours qu’une fois par semaine, ce qui met l’assiduité à rude épreuve. Et la séance ressemblait alors à une conférence où les interactions peinaient à prendre place. L’un des enseignants a donné un nom à ce que cela produisait : la discrimination dans la prise de notes. Celui qui note vite suit ; les autres refont le cours après, seuls, ou abandonnent.

La difficulté à prendre des notes dans un cours qui s’apparentait parfois à une conférence magistrale où les interactions peinaient à prendre place.
Ustādh YounèsGazette al-Qalām, dossier pédagogique

Le renversement

On prépare seul, on pratique ensemble.

La théorie quitte la salle et passe sur une plateforme : chacun la travaille chez lui, quand il veut, de façon totalement accessible. Le temps en présentiel, lui, est réservé à ce qui ne peut pas se faire seul : vérifier sa bonne compréhension pour une pratique saine. Trois outils d’un côté, un seul de l’autre, et c’est cette disproportion qui est la méthode.

Chez soi, dans la semainetrente minutes en tout

  1. La fiche infographiqueLe texte de l’auteur, rendu attractif, avec des éléments de commentaire « didactiquement soignés dans une esthétique raffinée ».
  2. La vidéo explicativeUn format court qui oralise ce que la fiche contient.
  3. Le QCMRigoureusement élaboré pour chaque séance. L’étudiant s’auto-évalue autant qu’il le veut et met le doigt sur ses mécompréhensions.

En classe, le week-enden présentiel

  1. Les cas pratiquesDes situations de la vie quotidienne, travaillées en sous-groupes puis en classe entière. On commence par un résumé, on finit par les corrections complètes.

Sa portée

Elle ne concerne pas tous les cours.

La classe inversée est appliquée au fiqh, et aux deux premiers niveaux seulement. Partout ailleurs dans le cursus, l’exposé du cours se fait en classe. Ce n’est pas un retard à rattraper : c’est une question que l’Institut n’a pas tranchée, et son instigateur la pose encore. Néanmoins, les cas pratiques sont de plus en plus récurrents, même là où la classe inversée n’est pas appliquée.

  • En classe inverséeLe fiqh, niveau 1al-ʿAshmāwiyya, depuis la rentrée 2022
  • En classe inverséeLe fiqh, niveau 2le Darūrī d’Ibn Juzay, depuis la rentrée 2023
  • Enseignement en classeToutes les autres matièresla croyance, le Coran, l’arabe, le hadith, les fondements, l’histoire
Cela nous amène à nous interroger sur l’essence de cette méthode : est-elle applicable à tous les types de savoirs : croyance, grammaire… ?
Ustādh YounèsGazette al-Qalām, dossier pédagogique

Ce qu’elle demande

À l’Institut, et à l’étudiant.

Une méthode ne coûte pas qu’à celui qui la suit. Celle-ci a demandé trois ateliers montés en interne, et elle demande à chacun unediscipline.

Trois équipes, en interne.

Les fiches, les vidéos et les activités sont produites à l’intérieur de l’Institut, par des équipes formées sur place. Ce travail servait à autre chose en même temps : il constituait le stage pratique de la formation interne des nouveaux enseignants.

  • La ficheUne équipe d’infographieElle met en pages et commente le texte de l’auteur, pour chaque séance.
  • La vidéoUne équipe de vidéo-montageElle tourne et monte le format court qui oralise ce que la fiche contient.
  • Le QCM et les cas pratiquesUne équipe d’activitésElle écrit l’auto-évaluation et les situations travaillées en classe.
C’est la réunion des compétences de chacun qui a permis d’assurer un support de qualité ; et cela a permis aussi de ne pas faire appel à des prestataires extérieurs.
KenzaGazette al-Qalām, dossier pédagogique

Trente minutes, et une discipline.

La liberté de choisir son moment est le grand avantage de la méthode, et c’est aussi son seul vrai piège. Un étudiant l’a dit mieux que nous, et nous le citons sans l’adoucir.

Avoir la possibilité de choisir le moment où l’on va travailler durant toute la semaine pour une durée de seulement trente minutes, c’est un luxe dont il ne faut pas abuser, car le piège, étant de repousser la charge de travail, est dû au fait de la courte durée que cela nous demande.
Salim, étudiantGazette al-Qalām, dossier pédagogique
Peut-on continuer à enseigner à la façon d’un cours magistral ? Existe-t-il un entre-deux ?
Ustādh YounèsGazette al-Qalām, dossier pédagogique
Lire le dossier complet dans la Gazette
صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيمًاÔ vous qui avez la foi, priez sur lui et adressez-lui vos salutations.Coran · 33:56